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Les Seigneurs de Penguilly


La seigneurie de Penguilly est en 1423 tenue noblement par Bertrand  LE  VICOMTE, chevalier, seigneur de Penguilly. 
Le territoire de la seigneurie s'étend alors sur les paroisses de Landéhen,  Saint-Glen, La Malhoure.
Elle relève de la châtellenie de Lamballe.
Les seigneurs de Penguilly ont prééminence dans les églises de Landéhen et de  Saint-Glen.
Ils exercent les droits de Haute justice avec sceau de papier.



1423 - La maison LE VICOMTE, seigneurs de Penguilly

Le premier "Seigneur de Penguilly" connu est Bertrand LE VICOMTE, il comparait à la réformation des nobles de la paroisse de Landéhen en 1423.

Il comparait aussi à la réformation d'avril 1444 des nobles de la paroisse de Landéhen "en compagnie de Bertrand de la Vigne, Thomas Volance, Jean Haydurand, Thomas de Quehougant et Thomas Haydurand "
Il comparaîtra en 1476 un an avant sa mort à la réformation de des nobles de la paroisse de Landéhen en compagnie de "Bertrand Quehougant fils de Thomas"

Bertrand LE VICOMTE, seigneur de Penguilly, a plusieurs enfants, son fils aîné, Jean LE VICOMTE, deviendra seigneur de Penguilly en août 1477 à la mort de son père.


Jean LE VICOMTE, fils et héritier principal de Bertrand fournit minu à la Lamballe pour la seigneurie de Penguilly. François II, Duc de Bretagne, donna le 4 octobre 1477 le produit de ce rachat à Guyon de Pontbriand, son homme d'arme. Il eut de son mariage avec Guyonne GUITTEZ plusieurs enfants dont l'aîné Gilles LE VICOMTE, devint seigneur de Penguilly en avril 1530 à la mort de son père et ensuite Catherine LE VICOMTE, sa fille cadette qui épousera Julien HABEL.


Gilles LE VICOMTE, fils aîné, héritier principal et noble de Jean LE VICOMTE, seigneur de Penguilly, fournit minu le 5 juillet 1530 pour le rachat de son père. Gilles LE VICOMTE n'aura pas d"héritier et la seigneurie de Penguilly passera à sa mort en 1547 à sa sœur cadette Catherine LE VICOMTE.


Catherine LE VICOMTE épouse Julien HABEL, il fournirent ensemble minu pour le rachat de Gilles le 17 novembre 1547,  Julien HABEL et Catherine LE VICOMTE sont qualifiés de seigneur et dame de Penguilly et de Glossane.

Catherine LE VICOMTE déclare qu'elle a trouvé dans la succession de son frère:

"Les maisons, manoirs et domaine de Penguilly, bois, garenne , colombiers et autres dépendances contenant 43 journaux, le tout en Landéhen.

Des rentes sur les fiefs du QUEHOUGANT, COUEPELLE, LA HANGUERE, des HAIES, de LAUNAY-RUELAN, COLHOUER, SAURUN, du TERTRE BEURAY, VILLEON, BAS-BOUESSY, BEGACE, petit fief VILLEON sans désignation de paroisse".

Catherine LE VICOMTE et Julien HABEL disent que tous ces fiefs relevaient d'eux en "saisine de bâton" excepté ceux de LAUNAY-RUELLAN et COLHOUER sur lesquels " il est dû rentes, rachats et recette quand les vassaux changent".  

Un aveu de 1556 nous apprendra plus loin que, de ces fiefs, les sept premiers sont en Maroué et les autres en La Malhoure. Catherine LE VICOMTE et Julien HABEL possèdent en plus les 3/4 du moulin RAULT en Landéhen et le moulin de HAUT-NIZERON en LA MALHOURE.

Les seigneurs de Penguilly ont droit de juridiction avec "Sceaux de papier".

Peu après avoir hérité de la seigneurie de Penguilly, Julien HABEL mourut, bientôt suivi en août 1548 de son épouse Catherine LE VICOMTE, dame de Penguilly laissant un fils Guillaume HABEL  et une fille Marguerite HABEL, mineurs à la mort de leurs parents, à la garde de leur grand-mère Guyonne GUITTEZ.  Cette dernière fournit minu, en 1548, au nom de son petit-fils, pour le rachat de la succession de sa fille Catherine LE VICOMTE.

Marguerite HABEL épousera Jehan CHATON, écuyer, seigneur des Vaux.

Le partage de la succession de Catherine LE VICOMTE est mal réglée, il s'en suivra de longs procès qui s'étalèrent sur plusieurs générations avant d'être réglés définitivement en 1667.


1548 - La Maison HABEL, seigneurs de Penguilly

Guillaume HABEL, à la mort de ses parents en 1548,  est trop jeune, c'est donc sa grand-mère Guyonne GUITTEZ qui fournit minu au nom de son petit-fils pour le rachat de la succession de sa fille. La description de la seigneurie est identique à celle qui avait été produite par  Catherine LE VICOMTE un an auparavant. Guillaume HABEL fera construire la Chapelle de Penguilly (1556).

 "Noble Homme Guillaume HABEL, seigneur de Penguilly fit hommage le 26 octobre 1555 un hommage à la Châtellenie de Lamballe, cet hommage porte sur "Le lieu, manoir, maison, colombier, métairies, étang, vivier, bois de haute-futaye et garennes étaient du domaine de Penguilly, moulins, fiefs, juridiction et rentes tant en grain qu'en deniers étaient es paroisses de Landéhen, la Malhoure, Saint-Glen provenus au déclarant par titre successif de Catherine LE VICOMTE sa mère"

Guillaume HABEL, seigneur de Penguilly, épouse Hélène VOLANCE,  ils rendirent aveu le 15 juillet 1556 :

"de la maison, manoir et métairies de Penguilly, bois de haute-futaye, chapelle, colombier, garennes et droit de haute justice, prééminence d'église en Landéhen, Saint-Glen, haute Justice en Landéhen et différents fiefs relevant de Penguilly" 

Guillaume HABEL est en conflit de 1556 à 1585 avec la châtellenie de Lamballe qui lui conteste certains droits de Haute, Basse et Moyenne Justice ainsi que ses prééminences d'église sur les paroisses le Landéhen, La Malhoure et Saint-Glen droits réclamés par la sœur de Guillaume HABEL.

Guillaume HABEL n'obtiendra pas gain de cause. Les droits de juridiction de la seigneurie de Penguilly  seront vivement contestés par la châtellenie de Lamballe comme on le voit dans la sentence rendue le 12 septembre 1639 entre écuyer  Guy HAYDURAND, seigneur du Rochay et autres défendeurs et Jacques-Guillaume HABEL, seigneur de Penguilly par laquelle on voit que le jugement de la juridiction de Penguilly fut cassé et par laquelle, il fût même défendu aux officiers de cette cour de s'arroger aucun droit de juridiction contentieuse.

Si Guillaume HABEL est en conflit avec la Châtellenie de Lamballe sur les droits de juridiction,  il le doit à la contestation par sa sœur Marguerite HABEL, épouse de Jehan CHATTON, du partage de sa mère Catherine LE VICOMTE

De longs procès se dérouleront pendant plus d'un demi siècle et mettant en jeux plusieurs générations. Les CHATONS qui s'estiment les héritiers de la seigneurie de Penguilly n'abandonneront jamais la lutte et finiront par l'emporter.

De son mariage avec Hélène VOLANCE, Guillaume HABEL eut un fils Jacques-Guillaume HABEL, seigneur de Penguilly et une fille Anne HABEL qui épousera François ROLLAND, seigneur des Aulnays et de Chesnegoure dont un fils Antoine ROLLAND.

Jacques Guillaume HABEL, seigneur de Penguilly, épouse Françoise d'ALEZON le 15 septembre 1626 dont: 

  1. Gilles HABEL, seigneur de Saint-Mirel, né le 2 juillet 1629 qui épousera en mars 1654 Margueritte du BOUILLY, fille de Gilles du BOUILLY et de Renée d'ANDIGNE, dont René HABEL qui épousera Madeleine de CARRES dont Gillette HABEL.

  2. Joachin HABEL né le 13 août 1631 qui décéderont l'un et l'autre vers 1675.


1652 - La Maison CHATON, seigneurs de la Haye-Durand

François CHATON et Jacques Guillaume HABEL sont sujets à deux arrêts de la Cour de Lamballe des 17 novembre 1652 et 21 juin 1659 qui confirment le droit de François CHATON sur les successions de demoiselle Marguerite HABEL.

Par les actes des 17 novembre 1652 et 21 juin 1659, François CHATON hérite d'un certain nombre de droits sur la seigneurie de Penguilly et en particulier sur le fief le plus important de la seigneurie, celui de la Haye-Durand.

Différentes sentences sont rendues à Lamballe dont l'une en septembre 1667. La seigneurie Penguilly est démantelée. " Le manoir, le parc, les jardins, la chapelle, le colombier et quelques terres autour " sont alors acquis par Abel TREBUCHET, sieur des Brices. Les droits seigneuriaux, les fiefs, les prééminences d'église reviennent à François CHATON, seigneur des Vaux.


1683 - La Maison LE BEL, seigneurs de Penguilly

Tout semble perdu, les CHATON, seigneurs des Vaux, héritiers de Marguerite HABEL, ont bien récupéré, comme on vient de le voir ci-dessus par voie judiciaire, les fiefs dépendant de la seigneurie de Penguilly. Les CHATON ont, en particulier, retrouvé la très importante métairie noble de Haye-Durand et même une partie de l'ancienne métairie de Penguilly avec les fiefs et juridictions en dépendant. Mais le Manoir, la Chapelle, les jardins, les étangs, le colombier et les bois sont la propriété du seigneur des Brices et rien ne laisse présager une prompte reconstitution de la seigneurie de Penguilly...

La mort en 1680 du sieur Abel TREBUCHET, seigneur des Brices,  allait donner l'occasion aux CHATON de reprendre l'initiative et tenter de racheter la partie de la seigneurie de Penguilly que le sieur des Brices Trébuchet avait acquise des HABEL.

C'est Luc LE BEL, mari de Jeanne CHATON, l'arrière petite fille de Margueritte HABEL,  qui, après avoir vendu en 1681 son manoir de la Chevalleraye à Anne-Marie de MONTHULE, veuve de Gilles du BOISBAUDRY pour mobiliser les fonds nécessaires,  réussit à racheter en 1683 à la succession d'Abel Trébuchet "la maison et manoir noble de Penguilly avec ses dépendances, colombiers, chapelle et étangs".

Ce rachat en 1683 puis la démission le 6 juillet 1700 de François CHATON, seigneur des Vaux de ses droits sur l'autre partie de la seigneurie de Penguilly, permet la totale reconstitution de la Seigneurie sous l'autorité de Luc LE BEL, seigneur de la Chevalleraye et de son épouse Jeanne CHATON, fille de François CHATON

Le 15 juillet 1684, Messire Luc LE BEL de la Chevalleraye rendit un hommage à la Châtellenie de LAMBALLE. Il porte: 

"En Landéhen, la maison et manoir noble de Penguilly, jardins, vergers, chapelle, colombier, bois, étangs et terres en dépendants. Hommage dudit sieur de la Chevalleraye par acquêt qu'il en fait de feu sieur des Brices Trébuchet".

Le 6 juillet 1700, écuyer Luc LE BEL, seigneur de la Chevalleraye, fit un hommage à la châtellenie de Lamballe qui porte:

"En Landéhen, la maison et métairie noble de la Haye-Durand avec ses appartenances et dépendances, bois de haute futaie et décoration, même partie de l'ancienne métairie de Penguilly avec les fiefs et juridiction en dépendant, haute, basse et moyenne justice sur les terres dépendant de Penguilly. Un banc et quantité de maisons faisant partie de la maison et métairie des Portes. Le tout provenant au déclarant par la démission lui en faite par le sieur des Vaux Chatton."